Introduction
Quand on est dans le conseil, on vit pour son expertise. Et, de manière intéressante, curieuse peut-être, on ne vit presque que pour la produire, l'exécuter, l'orchestrer. On ne vit pas pour la vendre.
Cela fait qu'être indépendant, ce n'est pas complètement une partie de plaisir. On se dit bien, en tant qu'adultes, que rien n'est jamais parfait. Et on l'accepte. N'en reste pas moins que tout ce qu'on peut faire pour aménager, alléger — voire soulager — sa charge côté vente est bienvenu.
Car vendre, c'est une charge mentale pour la plupart d'entre nous, quelque chose qu'on repousse parce que cela nous repousse.
1. Rendre la vente plus supportable et plus robuste
Ce qu'on a essayé de faire chez OctaEdge, c'est de défragiliser cette activité pourtant nécessaire : rendre la vente non pas désirable, mais plus supportable et plus robuste.
On m'a dit une fois, du coup : « t'es l'antifragile du consulting ». Ma réponse : pas vraiment. Le commercial est et restera une zone de fragilité pour nous tous. Ce qu'OctaEdge fait, c'est d'y mettre du sparadrap, de l'amour et un peu de Lexomil — pour faire rentrer la vente dans le quotidien sans douleur.
Comment ? Être indépendant, c'est aller en général vers la PME avec des offres packagées autour d'un panier moyen d'environ 10 000 euros. Et là OctaEdge vous aide à trouver un équilibre et une routine commerciale entre de la chasse et du farming.
2. Chasse semi-automatisée : comptes, signaux et brief quotidien
Prenons la chasse, pour commencer : un chasseur sachant chasser dispose en général d'un panorama de comptes de l'ordre de 1 000 à 2 000 entreprises prospects dans son CRM. OctaEdge en automatise l'essentiel : repérage, scoring et proposition de message.
Vis-à-vis de son offre, environ 10 % de ces entreprises seront intéressées sur un horizon d'un trimestre ou un semestre.
Ce que fait OctaEdge pour la chasse semi-automatisée
- On vous trouve les 1 000 comptes qui vous intéressent — et leurs contacts.
- Vis-à-vis de votre offre, on repère les signaux qui vous correspondent.
- On score ceux qui sont chauds, ceux qui sont froids.
- Chaque matin, le système vous fait un petit brief via une notification mail.
La notification est en mode : un compte pertinent, chaud, son actu, une proposition de message. À vous de voir si vous prenez ou pas — et ensuite vous l'envoyez à travers la messagerie OctaEdge, et tout se passe bien.
C'est simple . Et si OctaEdge n'est pas trop mal rempli (i.e. si vous avez un peu revu l'information qui est dedans). Ça a tendance à générer de bonnes conversations et un meeting toutes les semaines ou toutes les deux semaines. C'est simple et suffisant pour faire du pipe sans s'épuiser. Libre à vous d'en faire plus si vous le souhaitez.
Pour dimensionner cette phase en amont, voir aussi Lancer son activité d'indépendant, Calibrer ses hooks et Structurer une chaîne d'acquisition client pérenne en digital.
3. Les comptes froids : donner sans attendre
Sur les comptes froids, on vous engage à créer quand même le contact.
Ma recommandation : leur donner quelque chose sans attendre de retour, au moins une fois par mois — un asset qui leur apportera de la valeur, qui leur donnera du baume au cœur.
Qu'ils le lisent, l'utilisent ou cliquent importe au démarrage peu . Donnez, et l'univers vous le rendra — et surtout, ça donnera l'occasion de créer, de creuser votre expertise, ce qui est - pour nous et nos métiers - plus important.
4. Le farming sur vos clients existants
Le farming, c'est quelque chose qui s'installe progressivement sur ses clients. Là aussi, il faut appliquer la même mécanique sur vos comptes existants.
Avec OctaEdge, chaque jour, vous recevez une notification sur un compte client avec justement l'actu, une proposition de message. Évidemment, on ne propose pas plus d'un message par trimestre, par client existant.
Même chose : à vous de voir si vous prenez ou vous ne prenez pas. Au max, au fond, ça fait deux mails par jour — à peine.
C'est une micro-discipline qui est facilitée par le système : c'est pertinent, et tout le monde s'y retrouve. Pour aller plus loin sur cette phase, voir Être un indépendant après 18-24 mois, un problème de farming ?
5. Synthèse
- Le constat : en conseil, on vit pour l'expertise — pas pour la vente. Alléger cette charge est un vrai enjeu.
- L'ambition OctaEdge : défragiliser le commercial — plus supportable, plus robuste, pas magique.
- La chasse semi-automatisée : 1 000 à 2 000 comptes, signaux scorés, brief quotidien — un meeting par semaine ou toutes les deux semaines sans s'épuiser.
- Les comptes froids : créer le contact, donner de la valeur au moins une fois par mois, creuser son expertise.
- Le farming : même mécanique sur les clients existants, au plus un message par trimestre — deux mails par jour au maximum.
Pas de formule miracle : juste une micro-discipline facilitée par un système, pertinente pour vous comme pour vos interlocuteurs.
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