Introduction
Chercher ses premiers contrats en tant qu'indépendant peut arriver à différents moments au cours d'un cycle de vie entrepreneurial. Cela peut être au démarrage de son activité, ou simplement après un repositionnement : on passe d'un format de mission longue à temps plein à un mode projet, ou l'on porte une nouvelle offre.
La différence entre ces deux moments de vie, c'est le temps disponible pour lancer son activité. Ce n'est pas tout à fait la même chose si l'on doit livrer des missions en parallèle, ou si l'on a tout le temps devant soi pour prospecter.
Dans tous les cas, chercher ses premiers contrats, c'est un moment tout feu tout flamme : un chaos créatif, aussi plaisant que générateur de tension — après tout, il faut bien finir par générer du revenu.
C'est un moment d'expérimentation et, avant tout, d'apprentissage. Et si l'on prend un peu de recul dans ce chaos ambiant, quatre faits saillants émergent — chacun avec une action concrète associée.
1. Le premier contrat vient souvent de son réseau
Le premier contrat, c'est souvent quelqu'un de son réseau. Les raisons sont multiples.
C'est plus facile, si l'on se connaît ou si l'on a une introduction, d'avoir une conversation et, in fine, de déclencher une activité commerciale. C'est aussi beaucoup plus facile, quand on se connaît, de se comprendre — ou en réalité de tolérer une forme d'incompréhension : lorsqu'on vend son premier contrat, l'offre n'est souvent pas calée, le message non plus.
Pour dimensionner ce levier, voir aussi Vendre du conseil via son réseau.
2. Les premiers contrats viennent souvent d'une rencontre
Les premiers contrats sont souvent des gens que l'on rencontre. Ça peut être la magie du hasard, des événements — un apéro estival, un rendez-vous dans son marché, dans sa niche. On converse, pas tant pour pousser son offre que pour comprendre.
Ma conviction, c'est qu'au début, l'offre que l'on peut porter est parcellaire. Aussi, rien ne sert de la pousser. Il faut avant tout écouter l'autre, comprendre ses besoins et voir comment les adresser.
Les premiers contrats sont souvent tangents à son offre, mais c'est aussi ce qui permet de la faire évoluer — chaque mission rapproche le positionnement de ce que le marché attend réellement.
3. Le digital : un travail à mener en parallèle
Le travail digital est un travail à faire en parallèle des deux leviers précédents. Il ne remplace pas le réseau ni les rencontres, mais constitue plutôt un circuit d'apprentissage qui paie à moyen terme.
Étape 1 Cartographier et se connecter
Identifier toutes les entreprises de son marché et leurs membres clés vis-à-vis de son offre, puis se connecter à eux sur LinkedIn.
Étape 2 Publier avec régularité
Poster avec régularité — je conseille personnellement deux fois par semaine — pour comprendre ce qui fait vibrer son audience. Le grand enjeu, c'est de trouver les bons mots, les hooks, qui permettent de voir ce qui accroche et surtout d'obtenir une réponse.
Une fois qu'on a trouvé un embryon de formule de hook qui semble marcher, on passe en prospection : aux personnes identifiées et connectées, on envoie un message direct sur LinkedIn ou un mail en mode personnalisé.
Le digital permet souvent de générer des contrats, mais à un horizon relatif, moyen terme. Cela se fait uniquement lorsqu'on est devenu suffisamment clair et attirant pour capter l'audience, obtenir son attention et provoquer une réponse.
4. Développer des assets : un deuxième travail en parallèle
Au-delà du digital, un deuxième travail à mener en parallèle consiste à développer des assets pour inciter les gens à la conversation.
Une façon efficace d'y parvenir, c'est de leur donner quelque chose. L'idée n'est pas nouvelle — je trouve qu'elle a été très bien illustrée et résumée dans le livre $100M Leads, d'Alex Hormozi.
Ce travail d'assets, qui va de pair avec la préparation des conversations décrite plus haut, est doublement utile :
- Premièrement, il permet de travailler son offre et d'accroître son expertise.
- Deuxièmement, il accélère le volume de conversations efficaces que l'on va avoir, parce que les gens y gagnent quelque chose.
À noter : la plupart des assets finissent souvent jetés. C'est normal — et ce n'est pas grave, parce que leur job, c'est surtout de permettre d'apprendre.
5. Synthèse
Chercher ses premiers contrats, c'est combiner plusieurs registres complémentaires :
- Réseau (niveau 1 et 2) : activer ses relations proches, demander des introductions, aller au contact si besoin.
- Rencontres physiques : écouter plutôt que pousser une offre encore immature, et laisser les premières missions faire évoluer le positionnement.
- Digital en parallèle : cartographier, se connecter, publier régulièrement, puis prospecter une fois le message clarifié.
- Assets : créer des contenus à offrir pour ouvrir des conversations, affiner son offre et mesurer l'engagement.
Le réseau et les événements accélèrent les premiers contrats ; le digital construit la régularité pour la suite. Pour orchestrer l'ensemble sur la durée, voir Lancer son activité d'indépendant et Structurer une chaîne d'acquisition client pérenne en digital.
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